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Recherches et consultation

Pour une recherche efficace en généalogie

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Les Archives municipales sont le lieu de recherche idéal pour réaliser sa généalogie stéphanoise. De nombreux documents sont à disposition. Tour d'horizon.

Le généalogiste limite en général sa recherche à l'utilisation des registres d'état civil. Pourtant bien d'autres documents peuvent lui venir en aide. De la naissance à la mort, voici les différentes sources disponibles pour l'histoire des familles.

La bibliothèque

La bibliothèque des Archives municipales conserve quelques ouvrages portant sur les noms de famille, de lieux, les métiers...

Introduction à la généalogie

Quelques ouvrages sur la méthode et qui donnent pleins de bonnes idées pour la suite.

ARCHIVES DE PARIS, Sur les traces de vos ancêtres à Paris : la recherche des origines : guide des recherches biographiques et généalogiques, Paris, 1997, 135 p. 6 C 200 718.

CALLERY (Pierre), La généalogie : une science, un jeu : guide pratique, Paris, 1979, 87 p. 6 C 100 645 USUEL.

DUBOURGUEY (Christian), La généalogie : guide pratique pour la recherche de vos ancêtres et de votre famille, 1988, 197 p. 6 C 100 1097 USUEL.

GILDAS (Bernard), Guide des recherches sur l'histoire des familles, Paris, 1981, 335 p. 6 C 100 812 USUEL.

HENRY (Gilles), Recherchez vos ancêtres ! Guide de recherche généalogique, Condé-sur-Noireau, 1982, 129 p. 6 C 200 346.

Les noms de famille

BEAUCARNOT (Jean-Louis), Les noms de famille et leurs secrets, Paris, 1988, 355 p. 6 C 100 1106 USUEL.

BERGH (Anne de), Les noms de famille en Rhône-Alpes, Paris, 2001, 383 p. 6 C 100 1848.

DAUZAT (Albert), Dictionnaire étymologique des noms de famille et prénoms de France, Paris, 1969, 626 p. 6 C 200 247.

VALLET (Antoine), Les noms de personnes du Forez et confins aux XIIème, XIIIème et XIVème siècles, Lyon, 1961, 332 p. 6 C 100 620 USUEL.

Les noms de lieux

CHASSAING (Augustin), Dictionnaire topographique du département de la Haute-Loire, Saint-Etienne, 2003, 393 p. 6 C 100 2074.

DAUZAT (Albert), Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, 1963, 738 p. 6 C 200 246 USUEL.

DUFOUR (J.-E.), Dictionnaire topographique du Forez et des paroisses du Lyonnais et du Beaujolais formant le département de la Loire, Macon, 1946, 1184 p. 6 C 200 241 USUEL.

MENARD (François), Saint-Etienne, pas à pas, Le Coteau, 1987, 271 p. 6 C 200 451 USUEL.

TAVERDET (Gérard), Les noms de lieux de la Loire, Fontaine-lès-Anjou, 1984, 60 p. 6 C 100 899.

VALLET (Antoine), Les noms de rue et toponymes divers de la commune de Saint-Etienne, Lyon, 1961, 157 p. 6 C 100 619 USUEL.

VURPAS (Anne-Marie), Noms de lieux de la Loire et du Rhône : introduction à la toponymie, Paris, 1997, 232 p. 6 C 100 1606.

Les métiers

REYMOND (Paul), 1200 métiers disparus ou oubliés, Paris, 1994, 62 p. 6 C 400 1667.

Biographies

DESCREUX (Denis), Notices biographiques stéphanoises, Saint-Etienne, 1868, 349 p. 6 C 100 164.

Loire dictionnaire : annuaire et album, Paris, 1899, [301] p. 6 C 100 428 USUEL.

Les ouvrages portant sur la noblesse locale et les généalogies familiales sont nombreux. On peut les rechercher par mots matières à « Généalogie » dans le fichier ou sur le poste BRISE.

Les registres paroissiaux et d'état civil

Jusqu'en 1792, l'état civil est tenu par le clergé sous la forme des registres paroissiaux.

L'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 impose la rédaction des registres de baptêmes. Puis, Henri III décrète la tenue des registres de mariages et de sépultures par l'ordonnance de mai 1579. Peu à peu les curés tiennent régulièrement leurs registres.

Le Code Louis (ordonnance de Saint-Germain-en-Laye d'avril 1667) uniformise leur rédaction. De plus en plus, les curés rédigent leurs registres en double exemplaires.

Enfin, la déclaration royale du 9 avril 1736 est directement à l'origine de l'état civil français : rédaction uniformisée et systématiquement en double exemplaires et signés, versement du double au greffe.

Les registres d'état civil sont créés lors de la Révolution française par le décret des 20/25 septembre 1792. Leur tenue (en double exemplaires, un à la mairie, l'autre au greffe) est transférée aux mairies qui récupèrent aussi les anciens registres paroissiaux. Le décret prévoit l'établissement au début de l'année d'une liste des actes de l'année précédente par ordre alphabétique. Tous les dix ans, les tables annuelles sont reprises pour constituer une table décennale sur un registre séparé, en double exemplaire.

Les mentions marginales, à partir des années 1880, (divorce, mariage, décès) figurent en marge des actes de naissance, de mariage ou décès et renvoient à des actes ultérieurs concernant la personne.

Une puis deux paroisses ont existé à Saint-Etienne sous l'Ancien Régime. La paroisse Saint-Etienne date de la fin du XIIème siècle mais nous conservons les registres de catholicité depuis 1585 (2 GG). Les registres de la paroisse de Notre-Dame sont conservés (1 GG) à partir de l'année 1670 qui correspond à la période de sa création.

L'état civil stéphanois est conservé intégralement depuis 1792 jusqu'à cent ans avant l'année actuelle. On peut y ajouter les registres des communes un temps indépendantes : Valbenoite, Montaud, Outrefuran de 1790 à 1855, Beaubrun de 1743 à 1855. Nous conservons également l'état civil de Rochetaillée, maintenant commune associée à celle de Saint-Etienne et celui de Saint-Victor-sur-Loire. Seuls les registres de Terrenoire sont encore conservés et consultables à la mairie annexe.

L'ensemble des registres paroissiaux et d'état civil est microfilmé (sauf Terrenoire).

Les registres de recensement

La circulaire du 10 avril 1836 du ministre de l'Intérieur ordonne le premier recensement de population au niveau national. A la différence des dénombrements du début du XIXe siècle qui ne présentent que des données statistiques, il s'agit de listes nominatives comportant de nombreux renseignements individuels.

Notre fonds débute avec le dénombrement de 1841. 1954 est l'année de la dernière opération conservée. Les recensements sont effectués tous les cinq ans, sauf en 1916 et 1941. Suivant les années, diverses informations sont fournies : nom, prénom, âge puis date de naissance, profession, lieu de naissance, position dans le ménage ...

Il est nécessaire de connaître l'adresse de la personne avant d'entamer une recherche. Il faut d'abord préciser le canton auquel appartient la rue (s'aider avec le fichier des rues) pour trouver le bon registre. A l'intérieur, une table des rues est généralement indiquée à la fin du volume.

Ces archives peuvent constituer une porte d'entrée à la recherche généalogique. Elles permettent de préciser un âge avant de se replonger dans l'état civil, de connaître l'importance de la famille et la profession de chacun.

Les registres de recensement sont consultables dans la sous-série 1 F (communicables au bout de 30 ans donc consultables aux Archives municipales de Saint-Etienne) et pour partie sous forme de microfilm. Un exemplaire est conservé aux Archives départementales (série M).

Les listes électorales

Le 5 mars 1848, le gouvernement provisoire issu des journées révolutionnaires instaure le suffrage universel et direct pour les hommes âgés de plus de 21 ans. La population féminine reste exclue du corps électoral jusqu'en 1945 (ordonnance du 21 avril 1944).

Les listes électorales sont ici conservées à partir des premières élections au suffrage universel de la IIIème République et datent de 1874-1875.

Au contraire des registres de dénombrement, jusqu'en 1945, les généalogistes n'ont pas besoin de l'adresse pour la recherche. La seule condition est que la personne recherchée habite la commune et soit inscrite sur les listes électorales. Celles-ci se présentent sous la forme d'une liste alphabétique intégrale. Les informations retrouvées sont les suivantes : nom, prénom, date et lieu de naissance, profession et domicile.

L'intérêt de ce document est la facilité de recherche, l'indication de la profession, de la date et du lieu de naissance (on peut bifurquer alors vers les registres de l'état civil) et de l'adresse (on peut aller voir sur les registres de recensement l'état de la famille). Les déménagements et les décès sont parfois ajoutés à la main.

A partir de l'année 1948, il est nécessaire de connaître le quartier de la personne recherchée car les listes sont établies par bureau de vote.

La sous-série 1 K regroupe les listes électorales (ouvertes au public de suite) qui sont consultables pour les plus anciennes sous forme de microfilm.

Les annuaires

Les annuaires (à ne pas confondre avec l'annuaire téléphonique) ont pour principal avantage de retrouver une personne et son adresse par le biais du nom de famille. Annuels, ils ont l'avantage d'être un meilleur observatoire de la population : année après année, on voit les changements d'adresses ou de professions. La recherche s'effectue rue par rue ou par ordre alphabétique de la personne. Les activités professionnelles sont également répertoriées. Seul bémol, les prénoms ne sont pas précisés dans la liste alphabétique de la population. La recherche peut alors s'orienter vers d'autres sources (registres de recensement,...).

Conservés dans la sous-série 7 C 1, 7 C 58-7 C 64 les annuaires répertorient d'abord les commerces et les industries locales avant d'inclure la population stéphanoise dès 1906. A partir de cette date-là, les annuaires font partie des sources disponibles pour l'histoire des familles.

Les registres d'inhumations et d'achat de concessions

L'histoire des familles s'intéresse à la vie mais également à la mort de nos ancêtres. Ainsi, il peut être judicieux de rechercher le lieu de sépulture, et même voir si la concession existe toujours.

Les registres d'inhumation (8 I) enregistrent tous les décès de 1855 à 1948 aux Archives municipales. Il n'existe pas de table donc mieux vaut savoir assez précisément la date du décès.

Ce document indique le nom et les prénoms, l'âge, l'adresse, l'église où a eu lieu la cérémonie religieuse, le cimetière, l'heure de l'inhumation ainsi que l'emplacement et le type de concession. La cause de la mort est parfois indiquée.

Avec l'emplacement (signe d'un achat de concession), on peut alors rechercher trace de l'achat dans les répertoires de concession (3 N). Le cas échéant, si la concession a été renouvelée (ou entretenue s'il s'agit d'une concession perpétuelle) jusqu'à nos jours, il est possible de retrouver la sépulture actuelle.

Les registres d'inhumations et d'achat de concession (2 N), avec les indications en ce qui concerne l'adresse et l'âge, peuvent être une porte d'entrée vers d'autres documents.

Ces documents comportent des règles de communicabilités précises. Les répertoires d'achat sont communicables au bout de 50 ans (vie privée). Pour les registres d'inhumation, le délai de communicablité est expiré et les documents sont consultables.

Aux archives diocésaines : les registres de catholicité actuels

Depuis 1792 et la création de l'état civil sécularisé relevant des autorités administratives, les registres paroissiaux ou de catholicité que les prêtres continuent de tenir dans les paroisses n'ont plus le caractère de document d'Etat. Néanmoins, pour les recherches généalogiques, ces registres apportent des renseignements complémentaires intéressants notamment sur les liens de parenté et l'entourage des personnes : noms et signatures des parrains et marraines (baptêmes), témoins (mariage), parents et amis (sépulture).

Dans chaque paroisse, les curés tiennent en double exemplaire un registre des baptêmes et un registre des mariages. Un exemplaire est versé aux archives diocésaines tous les un à deux ans. Ces registres de catholicité ne sont pas consultables avant 100 ans. Ils comportent également des mentions marginales.

En ce qui concerne les décès, la tenue des registres n'est soumise à aucune obligation ni à aucune règle. Néanmoins, les prêtres tiennent généralement un relevé des obsèques en un exemplaire, conservé dans la paroisse.

Aux Archives départementales : les registres matricules

Les registres matricules, document rempli à partir du service militaire des jeunes gens puis au cours de ses obligations militaires, donnent pour chaque soldat des renseignements sur sa vie civile comme militaire :

  • date et lieu de naissance
  • nom et prénoms des parents
  • profession, degré d'instruction
  • signalement, renseignements morphologiques
  • décision du conseil de révision, numéro de tirage au sort
  • carrière militaire avec les diverses affectations, les citations et les décorations
  • adresses successives jusqu'à la libération des obligations militaires
  • parfois date et lieu de décès

La recherche se fait à partir d'une table alphabétique, sachant qu'un conscrit fait normalement son service aux alentours de 20 ans (il faut donc chercher dans le registre correspondant à sa vingtième année). Les exemptés et les dispensés sont aussi inscrits avec le motif d'exemption ou de dispense.

Les feuillets matricules contiennent parfois des mentions de mesures disciplinaires, de condamnations ou des observations à caractère médical. La communicabilité est donc fixée à 120 ans à partir de la date de naissance de la personne.

Aux Archives départementales : l'enregistrement et les notaires

Le décret des 5-19 décembre 1790 supprime les multiples droits d'Ancien Régime et instaure une formalité unique, l'enregistrement, pour la perception de droits sur les actes et les mutations de biens.

L'administration de l'enregistrement dresse des tables de décès afin de contrôler les successions. Elles relèvent dans l'ordre alphabétique les noms des personnes décédées dans le ressort d'un bureau. Les décès sont annotés systématiquement à partir des avis envoyés par les mairies, hôpitaux, notaires, familles.

Les tables alphabétiques de décès indiquent pour chaque personne décédée :

  • nom et prénoms
  • profession, adresse, date de décès, âge du défunt, nom du conjoint
  • éventuellement, nature et date des actes relatifs à la succession, la nature des biens et l'identité des héritiers
  • date de déclaration de succession (s'il y a des biens à déclarer)

Les mutations de propriété de biens meubles (titres, rentes) ou immeuble, qui ont lieu par suite d'un décès sont enregistrées sur des registres de déclaration de succession (l'accès se fait par les tables de décès). Les renseignements portés sur la déclaration de succession sont souvent nombreux et précis, la rédaction du document s'appuyant notamment sur les actes notariés présentés par le déclarant ou transmis par le notaire. Certains renseignements figurent dans la table des décès mais sont repris avec plus de détails :

  • nom du défunt, date et lieu du décès
  • nom du ou des héritiers et leurs liens de parenté avec la personne décédée
  • état de la succession, meubles et immeubles, avec la mention des actes notariés qui ont fait entrer les biens dans le patrimoine de la personne
  • les droits d'enregistrement et de succession à payer
  • le nom du notaire qui a établi la succession

Les registres de l'enregistrement demeurent dans les locaux de l'administration fiscale pendant près d'un siècle. Les tables sont consultables par le public à la différence du texte même des déclarations dont l'accès est réglementé. L'ensemble est ensuite consultable (communicabilité au bout de 100 ans) aux Archives départementales.

Les indications contenues dans la déclaration de succession donnent la possibilité de prolonger les recherches dans les fonds notariaux. En effet, la déclaration de succession ne se contente pas d'énumérer les biens possédés par un particulier au moment de son décès, mais elle rappelle tous les titres qui fondent les droits de propriété : actes d'acquisition, partage, donation, contrat de mariage, testament, inventaire après décès... Les dates de ces actes sont précisées ainsi que le nom du notaire qui les a instrumentés. La recherche peut alors s'orienter chez le notaire en question ou son successeur. Leur fonds est soit dans l'étude même (le problème de l'accessibilité se pose : le notaire va-il accepter la recherche, sera-t-elle payante ou le chercheur peut-il l'effectuer lui-même ?) ou bien aux Archives départementales. Le délai de communicabilité est de 75 ans.


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