Accueil > Histoire(s) stéphanoise(s) > Tranches d'histoire > Migrations et immigrations > Arriver, travailler, s'intégrer (?), les étrangers à Saint-Étienne (1920-1939)

Histoire(s) stéphanoise(s)

Arriver, travailler, s'intégrer (?), les étrangers à Saint-Étienne (1920-1939)

FRAC42218_00_9FI_124_0001_C.jpg

Intervention de Cyril Longin, directeur des archives municipales, le 22 novembre 2016 au Mémorial de la Résistance et de la Déportation de la Loire lors de la journée Les étrangers pendant la Seconde Guerre mondiale

Paul Saumet, professeur relais au Mémorial, m'a sollicité pour une intervention introductive à cette journée. Vous me direz, en quoi diable un archiviste est-il légitime pour parler histoire de l'immigration à la place d'un universitaire ? Et vous aurez sans doute raison, mais il se trouve que les archives municipales ont mené un important projet en 2015-2016 intitulé Saint-Étienne cosmopolitaine, des migrations dans la ville dont un des objectifs était de raconter l'histoire du peuplement de Saint-Étienne. A ce titre, nous avons documenté une part encore peu connue de cette histoire.

Il s'agit ainsi pour moi de vous présenter une cartographie des étrangers à Saint-Étienne à la veille de la Seconde Guerre mondiale, une sorte de mise en contexte.
Mais plus qu'une simple cartographie, mon propos s'attachera à expliquer pourquoi et comment la ville a accueilli de nombreuses populations venues de l'extérieur, finalement bien avant les années 30 et bien après également. Ma conception des années 30 sera ainsi assez large car démarrant dès la fin de la Première Guerre mondiale, cet évènement étant l'élément déclencheur d'une vague de migrations. Nous nous interrogerons donc sur les raisons de ces mouvements mais également sur la manière dont ces populations ont pu, ou su, se faire une place, ou non, dans la ville. D'où le point d'interrogation après "s'intégrer" dans le titre de mon intervention.

Enfin, à la demande de Paul, je présenterai rapidement la démarche du projet Saint-Étienne cosmopolitaine et la manière dont on peut, sur un territoire donné, écrire l'histoire des migrations.

Mais avant de rentrer dans les années 30, il convient en préambule de rappeler que cette période se situe dans la continuité d'une longue histoire d'un territoire industriel dont le peuplement est intimement lié à son développement économique.

Préambule : un territoire qui se fait par l'extérieur depuis 150 ans

Des premières arrivées dès 1750

La ville voit arriver de nombreux ouvriers spécialisés : passementiers et armuriers (métiers à la zurichoise à partir de 1758, fermeture de la Manufacture de Klingeltal en Alsace).
Des investisseurs étrangers, notamment James Jackson en 1814, s'installent dans le bassin, fortement incités par le gouvernement à investir.
Des nationalités anciennes sont implantées en ville, particulièrement les Piémontais (famille Dalgabio) et des Suisses.

Un fort exode rural de proximité : à partir de 1860, de nombreux paysans venus principalement de Haute-Loire et d'Ardèche viennent travailler à Saint-Étienne en plein essor. En 1910, les Altiligériens représentent 30% des migrations.

En 1911, les étrangers représentent 1,1 % de la population totale, avec une majorité d'Italiens.


Première Guerre mondiale

Le conflit entraîne un manque de main d'oeuvre et provoque les premières arrivées massives de main d'oeuvre étrangère dès 1916  : 300 Grecs arrivés à Marseille sont dirigés vers Saint-Étienne, ils sont 600 en 1917. 1 008 Alsaciens-Lorrains, 388 Italiens, 317 Belges, 669 Kabyles, 325 Algériens, etc.

Comme le souligne, dans un rapport de 1915, le préfet de la Loire « la pénurie de main d'œuvre se fait de plus en plus sentir au fur à mesure que les besoins industriels deviennent plus considérables ».

Travailler et habiter

Foyer de travailleurs nord-africains, 1940, 5 Fi 8429

Les secteurs d'activité et emplois

Sans surprise, la main d'oeuvre étrangère travaille essentiellement dans l'industrie. Il existe des quotas de proportion d'étrangers dans les industries, quotas variant en période de crise sous la pression des syndicats qui souhaitent privilégier l'embauche de métropolitains.

Mais l'attractivité de ces emplois est d'autant plus réduite que ces postes occupent le bas de la grille des salaires. A la question du salaire s'ajoutent la pénibilité et la dangerosité des conditions de travail liées à certains postes et que seuls certains groupes étrangers « accepteraient » d'occuper, comme l'explique un responsable de la Compagnie des mines de Roche-la-Molière et de Firminy : "Le rendement des ouvriers nord-africains est moins bon que celui des travailleurs métropolitains ou étrangers, mais les Marocains acceptent plus facilement de travailler en couches minces. A tel point que, dans certaines périodes de chômage où sont généralement décrétées des mesures de protection de la main d'œuvre nationale, les patrons des compagnies minières demanderont, contre l'avis des syndicats ouvriers, la réévaluation des quotas de travailleurs étrangers à employer. En 1935, considérant que les Français ne veulent guère descendre au fond de la mine, le comité des HBL demande que cette proportion de travailleurs étrangers soit fixée à 36%."

Pour autant, les nationalités tendent à se spécialiser dans certains secteurs. Les motifs en sont divers : qualifications initiales ou pas, provenance d'un milieu rural ou, plus étonnant, réputation qualitative de telle ou telle nationalité. En effet, les Polonais sont réputés fiables, durs au travail, non politisés donc stables. Ils travaillent essentiellement dans les mines. En 1942, les Polonais représentent près de 42 % des étrangers dans les mines.

Les Espagnols travaillent, eux, principalement dans la métallurgie. En 1925, 73 % d'entre-eux y sont employés, 16,5 % dans les mines.

Secteur d'activité,

profession en 1925

Nombre d'Espagnols

%

Verrerie, imprimerie

403

9

Métallurgie

3292

73

Mines

742

16,5

Maçons, cimentiers

37

0,8

Plâtriers, peintres

7

0,15

Menuisiers, charpentiers

15

0,33

Agriculture

10

0,22


Sources : ADL, fiches individuelles de police (4 M 1054 à 1068)


Maghrébins, notamment Marocains

Les travailleurs exercent essentiellement dans les mines et la métallurgie, représentant 35 % de la main d'oeuvre étrangère à Couriot en 1925.  61 % des Marocains sont mineurs en 1936, 90 % en 1938, 80 % en 1946 et 68% en 1968.

Les Marocains, réputés stables et dociles connaissent très peu de chômage, le Service social maorcain se chargeant de trouver du travail. Il existe très peu de commerçants (moins de 1%) mais ceux-ci, classe plus aisée, jouent un rôle d'accueil et d'intermédiaire. Le nombre de commerçants double entre 1936 (5) et 1954 (9), avec une majorité de cafetiers.

Grecs

84 % des immigrés grecs arrivant à Saint-Étienne se déclarent manœuvres ou mineurs. Ainsi les deux tiers des émigrants originaires de l’Epire du Nord (aujourd'hui Albanie méridionale) sont employés dans les mines. Les autres travaillent dans l’industrie de guerre ou dans la sidérurgie : "à Saint-Étienne, la petite colonie hellénique qui compte surtout des ouvriers a été maintenue après la guerre puisqu'ils sont obéissants et travailleurs".


Yougoslaves

Communauté plus restreinte (600 personnes entre 1930 et 1945), 55 % travaillent dans les mines et 44 % dans la métallurgie. A noter tout de même un footballeur professionnel à l'ASSE en 1937 !

Les femmes immigrées yougoslaves sont relativement nombreuses, du moins comparativement à d'autres immigrations de travailleurs (taux de féminisation : 17,2%, soit 104 femmes pour 502 hommes). La plupart, lorsqu'elles exercent un emploi, sont domestiques (21), usineuses (6) et ouvrières agricoles (7).


Habiter : des cités ouvrières et de l'habitat dégradé

La main d'œuvre étrangère qui arrive dans l'Entre-deux-guerres est composée pour la majorité d'hommes jeunes et célibataires. Manœuvres ou mineurs, ils sont logés dans des cités construites par les entreprises métallurgiques et houillères à proximité des lieux de travail. Certains les envisagent comme une solution temporaire d'hébergement et déménagent au gré des changements d'emplois, d'autres s'établissent ici, se regroupant parfois par communautés d'origines.

Nous pouvons donner ici quelques exemples significatifs.


Espagnols

La plupart s'installe dans le quartier du Soleil et aux Batignolles boulevard Jules Janin, quartier industriel en plein essor où l'activité métallurgique et minière offre de nombreuses opportunités. En 1936, les Espagnols représentent un tiers de la population étrangère de ce quartier. Ils ont leur cité, nommée la "colonie espagnole", deux grands bâtiments parmi d'autres immeubles alignés le long de la côte Saint-Louis (rue de la Talaudière aujourd'hui).


Polonais

La majorité de la population polonaise vit dans le canton nord-est : 61% en 1921, 50,4% en 1931. La part du canton nord-ouest passe de 6,1% en 1921 à 23,3% en 1931, celle du canton sud-ouest de 27,7% en 1921 à 20,3% en 1931. Le canton sud-est est constamment demeuré celui qui comptait la plus faible part : 5,2% en 1921 et 6% en 1931. Ces contrastes cachent les différences de type de « familles ». Au nord-est et au sud-ouest se trouvent les célibataires, logés dans les “casernes“ des entreprises. Au sud-est, les Polonais vivent dispersés au sein de la population française, on y trouve la plupart des couples mixtes et les professions non-industrielles.

En 1931, 59% des Polonais vivent dans des cités, spécialement construites pour les ouvriers étrangers, surtout célibataires. Elles appartiennent soit aux Houillères, soit aux sociétés sidérurgiques. On en trouve trois dans le canton nord-est : au 71 rue du Soleil, dite “cité des Polonais“, dans laquelle vivent 386 Polonais pour un total de 389. Le 33 rue Desjoyaux. La cité Saint-Éloi des usines Barrouin (159 Polonais sur 402 personnes).

La cité du Soleil, composée de trois bâtiments, comporte 68 appartements d’une pièce et 31 appartements de deux pièces. Ce sont des appartements meublés sommairement : « un grand placard, une grande armoire, une table, des chaises, des lits ». Eau et toilettes se trouvent sur le palier. Les familles ont la possibilité de louer un jardin ouvrier. Les célibataires sont plus mal lotis. A la Cité du Soleil, ils ont droit à un dortoir : « sous les toits, des lits comme au régiment : un petit lit, un placard ; un petit lit, un placard ; un petit lit, un placard. Au sous-sol, une cantine qui faisait des repas pour ceux qui voulaient manger ». Pas d’espace privé donc pour les hommes seuls … qui ont tendance à traîner dans les cafés. Ou qui recherchent pension dans une famille : solution plus onéreuse mais qui préserve un peu d’intimité.

Le canton nord-ouest compte deux cités : celle de la Chana et celle du Bois Monzil, toutes deux appartenant aux Mines de la Loire. Il s’en trouve trois dans le canton sud-ouest : celle de la Garenne (123 Polonais sur un total de 246, les autres occupants étant Algériens, Marocains et Italiens) ; celle de Montferré et celle de Saint-Benoît. C’est à La Ricamarie et à Roche-la-Molière que se situent les plus importantes de ces cités : là, les Polonais sont nettement plus isolés : « La cité est située de telle façon que ses habitants n’ont pas besoin d’en sortir. La mine, l’école, le commerce : tout est concentré »


Marocains

Cette communauté vit quasi exclusivement dans des quartiers anciens, notamment Beaubrun, près des puits de mines (Soleil) mais essentiellement dans l'ouest de la ville pour 78 % des Marocains en 1936 et 90 % en 1946. La rue Pierre Sémard constitue un bel exemple.

 

S'intégrer... ou pas : la place des étrangers dans la ville

Place de la religion : temple, carré musulman

Un des marqueurs de l'installation, et peut-être d'une intégration, est l'aménagement des lieux de cultes et de sépultures.

La plupart des immigrés sont européens et de religion catholique. Les lieux de culte sont donc a priori communs avec la population française. Toutefois, l'exemple polonais montre les limites de ce raisonnement avec la présence de prêtres polonais et de propositions de messes en polonais.

La question du culte musulman mérite d'être posée. La communauté maghrébine, importante dès les années 20, pousse à la création de lieux de culte officieux dans les cantonnements et même la création d'une mosquée au début des années 1930 située rue Notre-Dame et dirigée par un Imam. Un carré musulman au cimetière de Côte-Chaude est également crée en 1949 (?)


École, mariage et naturalisation

Le mariage et la scolarisation des enfants témoignent bien entendu de la capacité des étrangers à s'intégrer mais également de leur volonté à le faire.

Ainsi, la communauté espagnole est celle qui compte le plus grand nombre d'enfants scolarisés dans le primaire (maternelles et élémentaires), devant les Italiens et les Polonais. 637 enfants sont scolarisés en 1927, 691 en 1929. Suivant les recensements, les Arméniens et les Grecs se disputent les 4e et 5e places. Les écoles de Grangeneuve, du Marais et du Soleil montrent que la communauté est plus particulièrement présente dans les quartiers nord-est de Saint-Étienne. Si la scoloarisation tend à se développer, les Polonais constituent une exception.

Il existe très peu de mariages mixtes, l'immigration étant considérée comme temporaire. Mais le temps passant, les mariages mixtes deviennent de plus en plus nombreux, facilités il est vrai par une modification législative en 1928 : désormais les femmes françaises épousant un étranger ne perdent pas leur nationalité. Les prénoms français des enfants nés en France apparaissent également au début des années 1930.

Jusqu'en 1927, la France pousse peu aux naturalisations. La loi de 1927 les facilite et encourage en raison de la faiblesse démographique du pays. Le nombre de naturalisations augmente dans les années 30, notamment afin de garantir son emploi.


Commerces/cafés

L'importance de la main d'oeuvre étrangère et la stabilisation d'une partie entraînent le développement de commerces communautaires, particulièrement les cafés.
Pour les Marocains, le café sert de lieu d'accueil, de sociabilité, de réseau de travail et de lien avec le village.


Exemple des Polonais

En revanche, la communauté polonaise fait exception, ne cherchant pas, au moins dans un premier temps, à faire sa place.

La signature de la convention franco-polonaise en 1920 accorde aux travailleurs polonais des droits spécifiques. L'immigration est envisagée comme temporaire, les Polonais entretiennent alors un fort sentiment patriotique et perpétuent ainsi les tarditions religieuses, transmettent leur langue, créent leurs associations (gymnastique, musique, théâtre, etc.). En 1930, le directeur des Aciéries, avec presque 400 ouvriers polonais, est sollicité pour l'organisation d'une mission polonaise : un prêtre polonais est logé et indemnisé par l'entreprise pour oeuvrer dans les quartiers du Soleil et du Marais.

Parallèlement, le gouvernement français refuse l'enseignement du polonais afin de faciliter l'intégration. Le patronat, qui souhaite stabiliser la main d'oeuvre, décide quant à lui, de soutenir l'enseignement du polonais. Le Comité Central des Houillères de France décide de financer les cinq écoles privées polonaises qui existèrent dans le bassin stéphanois. Celle de Saint-Étienne, située dans le quartier du Soleil, sur le territoire des Houillères de la Loire, reçoit 70 élèves confiés à une monitrice. La Compagnie des Mines de Roche-la-Molière et Firminy compte trois écoles qui, avec trois monitrices, reçoivent au total 125 élèves.

Le programme comporte un enseignement dispensé le matin en langue polonaise, l'après-midi en français. Les institutrices -monitrices- sont nommées, sous le couvert du Gouvernement, par une commission mixte composée d’une part, par des représentants des Compagnies des Houillères du Nord, du Pas-de-Calais, du Centre et du Midi, de l'autre, par le Consul de Pologne à Paris et le comité d’Ambassade. Elles étaient rétribuées par les Mines. Toutefois, la fréquentation de l’école communale par les petits Polonais se développe peu à peu : ils sont 99 en 1926 et 298 en 1931.

Quartier des Batignolles

Faire l'histoire des migrations : principes et enjeux

En 2015 et 2016, les archives municipales ont mené un projet intitulé Saint-Étienne cosmopolitaine, des migrations dans la ville et présenté un projet du même nom. Cette exposition reposait sur le principe que cette histoire des migrations s'écrit à trois voix : les archives, les chercheurs et les habitants.

La question des sources

Archives publiques

Elles constituent la source essentielle et première. Recensements de population, fiches de police, rapports du préfet, subventions aux associations, etc. Mais elles traduisent une relation administrative le plus souvent sous l'angle de la surveillance. Ainsi, un décret du 2 octobre 1888 donne l'obligation pour tout étranger de se déclarer en mairie, engendrant la production des fichiers de police.

Les recensements sont parfois lacunaires, le nombre d'étrangers n'étant pas toujours recensé. Par ailleurs, les chiffres peuvent porter à caution : minoration des chiffres, certaines communautés sont tantôt étrangères, tantôt françaises (Marocains).
Ces mêmes recensements, réalisés tous les 5 ans, proposent une photographie à un instant mais sans prendre en compte les fluctuations ni même les parcours individuels. Ainsi, on peut déterminer le solde migratoire brut mais plus difficilement les chiffres précis des départs et arrivées.

Quelle place pour les témoignages et archives privées ?

De fait, les archives publiques ne peuvent se suffirent à elles-mêmes et doivent être complétées et croisées par les archives privées. Les archives privées, et notamment les témoignages, éclairent sur le vécu et les détails des parcours individuels, tout en apportant une dimension sensible forte. Pour autant, la mémoire étant nécessairement partielle et partiale, il faut l'utiliser avec prudence. Tout témoin peut se tromper sur des faits, les oublier ou même en inventer.

Nous avons ainsi collecté des témoignages oraux, écrits ou des recueuils de mémoires réalisés par des associations. Tout en servant l'exposition, ces traces entrent dans les fonds d'archives et donc dans la sphère patrimoniale.

 

Saint-Étienne cosmopolitaine : un projet patrimonial ?

Patrimonialisation

En effet, depuis les années 90, et notamment la mise en place des politiques de la ville de rénovation urbaine, la question des mémoires des migrations occupe une place importante. Elle a d'ailleurs abouti à la création du Musée national de l'histoire de l'immigration. Cette histoire entre dans une phase de patrimonialisation, considérant cette histoire comme un patrimoine national.

Enjeu : raconter sans juger

S'agissant du projet stéphanois, né en 2014, il s'agissait de raconter une histoire, l'histoire du peuplement de Saint-Étienne. Raconter sans juger, comme tout historien, se bornant aux faits, aux archives et aux témoignages en gardant comme axe une démarche scientifique et non militante.

Un projet citoyen et politique

Mais écrire l'histoire des migrations n'est pas aussi simple que Saint-Étienne en cartes postales... C'est une démarche citoyenne permettant de mieux comprendre la ville d'aujourd'hui par son histoire, mais c'est également une démarche politique, au sens premier du terme, facilitant un peu le vivre avec.

La dimension politique a enfin pesé dans un contexte particulier avec la crise des migrants à l'été 2015. Bien que préparée de longue date, l'exposition présentée à partir de septembre 2015 a eu une résonnance tout particulière.

Conclusion

Que retirer de cette expérience ?

Ce travail a permis de rappeler mais surtout de raconter une histoire oubliée par les Stéphanois de toutes origines : la ville d'aujourd'hui est le fruit de vagues de migrations anciennes, faisant de cette ville un territoire d'accueil.

Le mot de la fin revient sans doute à ces mots écrits sur le livre d'or de notre exposition qui pourraient se résumer ainsi : "Saint-Étienne est cosmopolite, est-ce un bien ou un mal ? Peu importe, c'est notre histoire".

Aucun commentaire


Espace personnel

© Archives municipales de la ville de Saint-Étienne
Plan du site - Contact - Accessibilité - Crédits

Saint-Etienne ville UNESCO de design Contact