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Histoire(s) stéphanoise(s)

Les structures de conservation de mémoire du monde du travail et du monde ouvrier, terrain d'enquête

Ouvriers dans la chapellerie à Chazelles-sur-Lyon en 1945 (5 Fi 5100).

Maurice Bedoin est professeur agrégé d'Histoire-Géographie, membre du Gremmos, ancien professeur-relais de la Délégation académique aux Arts et à la Culture, auprès du Musée Couriot.

Un constat : l'existence d'un remarquable maillage sur Loire-Sud d'un tissu de services, de musées, d'associations dont la préoccupation est de conserver la mémoire, autour du monde du travail et du monde ouvrier.

Dresser l'inventaire de ces structures n'est pas chose aisée. Nous pouvons distinguer :

  • des structures assurant la conservation des archives publiques, Archives départementales de la Loire et service d'Archives municipales
  • des Musées publics : le site Couriot et le Musée d'art et d'industrie assortis d'associations d'Amis de musée
  • une équipe labellisée par le ministère de la Culture " Saint-Étienne, Ville d'art et d'histoire", qui a été reconnu en raison du patrimoine XIXe et XXe siècle, surtout industriel
  • des musées de société de type associatifs, au minimum 15
  • des maisons de quartier et amicales laïques, au minimum 24, dont l'objectif est d'assurer du lien social, mais le lien social passe souvent par des ateliers d'écriture, des ateliers-mémoire, des études de paysages...
  • des organisation syndicales détentrices d'archives, au nombre de 6. 

Vous ne manquerez pas de me dire les oublis que vous aurez pointés, mais nous ne sommes pas loin d'un inventaire assez complet.

Superposer les calques permet de faire apparaître un espace géographique attendu, celui du bassin industriel stéphanois. Pourtant ce qui demeure en blanc, n'est pas vraiment à l'écart de la mouvance industrielle, que ce soit côté monts du Lyonnais, plaine du Forez, retombée de la Haute-Loire ou massif du Pilat. Et c'est tout l'intérêt du travail d'inventaire des espaces industriels réalisé par Adleen Chiles pour le Parc régional du Pilat entre Saint-Julien-Molin-Molette jusqu'au Dorlay et qui, s'il était conduit sur les autres périphéries, aboutirait à dessiner un vaste système spatial.

Le Gremmos s'est donc demandé s'il ne serait pas fructueux de provoquer une rencontre de ces différents acteurs, qui se réclament souvent des mêmes objectifs, qui n'ont pas souvent l'occasion de se parler et pas souvent l'occasion de se reconnaître dans leurs spécificités. C'est l'objet de cette invitation et de cette journée.

Recevoir des invités implique qu'on les connaisse pour établir les présentations et permettre le dialogue. Voilà pourquoi avec Jean-Michel Steiner, et notre petite équipe, nous avons envoyé 23 questionnaires et rencontré 9 associations. Autant d'associations, autant de lieux différents, de personnes passionnées par leur tâche, entraînées dans les initiatives les plus diverses. Nous pouvons témoigner de notre admiration pour toutes ces personnes rencontrées, elles savent créer dans leur association, une vraie alchimie entre rigueur scientifique et enthousiasme ... Nous avons rencontré des personnalités fortes, des équipes soudées, qui se sont formées elles-mêmes, dont la créativité et l'ambition nous ont séduits.

Les thématiques étudiées

L'omniprésence de la production industrielle et de ses techniques

Toutes les spécialités industrielles de la région, sans exclusive, font l'objet dans un lieu ou un autre d'une étude ou d'une présentation, depuis la fabrication des clous forgés, jusqu'au tissage du pilou ou la fabrication du télescope. Impressionnant panorama, quasi encyclopédique qu'il nous est donné à voir, pour quiconque a l'esprit curieux et accepte de se déplacer, sans équivalent dans d'autres régions françaises.

La mine, sur-représentée dans notre espace culturel régional

De tous les objets d'étude, il en est un qui est un méta-objet, c'est la mine, présente sur l'ensemble du bassin, encore visible dans les paysages, et considérée comme la mère de toutes les activités. Le site du Puits Couriot, aménagé comme un haut lieu patrimonial, seul monument historique classé de l'ère industrielle, labellisé "musée de France" aurait pu à lui tout seul occuper la  place médiatique pour signifier la mine.

Il n'en est rien, de multiples espaces ont fleuri avec la préoccupation de décliner localement leurs références à la mine :

  • aménagement de galeries souterraines au château des Bruneaux, au musée syndical de La Ricamarie, au château de Roche-la-Molière, sans oublier la mine de Bissieux, qui n'est pas une mine de charbon, mais une mine d'or et d'antimoine,
  • reconstitution d'un logement de mineur, à la Maison du patrimoine à La Talaudière, au château de Roche-la-Molière,
  • présentation dans les collections de pratiquement toutes les structures, d'outillage minier, de plans d'exploitation, de photos diverses.

Intégrer la mine dans ses propos est quasiment un préalable identitaire indispensable pour la plupart des lieux.

Pour acquérir une vraie audience, les structures sont obligées de spécialiser leurs propos autour d'entrées spécifiques.

Tous les secteurs de production semblent avoir être l'objet d'attentions particulières, il est difficile de nommer chaque lieu patrimonial en regard de chaque spécialité, tant les domaines se recouvrent : la forge, l'armurerie, la fabrication d'outillage, le cycle, la grosse métallurgie, le gros armement, la chaudronnerie, la production textile, passementerie, les tresses et lacets, la teinturerie, les chapeaux, la verrerie, la briqueterie. Nous découvrons à travers ce vaste panorama le développement en grappe des industries et des moyens de transport qui, conjointement, ont créé la région industrielle stéphanoise.

L'étude des entreprises locales privilégiée

Parce que les lieux d'implantation s'y prêtent, parce les sources d'étude sont facilement mobilisables, beaucoup d'associations sont devenues l'organe de référence pour étudier des entreprises : ici Manufrance, l'entreprise textile Faure frères,  ici la chapellerie Fléchet et au-delà chapelleries de Chazelles-sur-Lyon, ici l'usine Camus et au-delà les Tresses et lacets du Dorlay et de la région de Saint-Chamond, là les teintureries Gillet et la trentaine de teintureries qui existaient autour de Saint-Chamond, les Forges et aciéries de la Marine, les Forges et aciéries de l'Horme, ailleurs l'entreprise Verdier, ou encore Holtzer et la CAFL, l'entreprise Faure ... ou encore la verrerie des Vernes ou l'aciérie Jackson ... ou l'usine Dorian de Pont-Salomon.

Des sociabilités jamais absentes

Les musées, qui connaissant le caractère ardu d'une approche techniciste du monde du travail, ne manquent jamais d'accorder une large place aux modes de travail et aux modes de vie, à la perception des hiérarchies, aux conflits dans les expositions permanentes. Parfois, le recours à des expositions temporaires permet de focaliser l'attention sur une thématique qu'on estime "grand public", " les tresseurs" ou "coeurs d'ouvriers", ou "poèmes et chansons de la mine", ou " tissages autour du globe, voyage des identités".

Évidemment, pour certaines associations, l'aspect social est quasi-exclusif, ce sont celles qui sont spécialisées dans la conservation d'archives syndicales tant dans le cadre des unions syndicales locales que départementales. D'autres comme le Centre d'études et de documentation sur l'histoire, la culture et la mémoire du mouvement ouvrier de la Loire (CEDMO) se situent davantage sur le terrain politique. Leurs fonds ouverts aux chercheurs, parfois donnent lieu à des expositions, voir des journées d'études.

Des options muséographiques

Je dois avouer mon embarras pour coller une étiquette sur toutes ces structures patrimoniales.

Sont-ils des musées de site ? Oui pour nombre d'entre eux qui sont installés dans d'anciens sites usiniers ou ateliers. C'est une de leurs caractéristiques attractives.

Sont-ils des musées techniques industriels ? Plus personne n'utilise ce concept, un peu piégé. Il n'en reste pas moins que ces séries d'objets ou d'outils, instruments de mesure à La Talaudière, lampes de mine à Couriot, ébauches de faux à Pont-Salomon, pièces forgées à la Mourine, valent autant par leur côté esthétique qu’ethnologique. Ils témoignent de l'usage et des pratiques d'une époque, d'un métier, de rapports de société. Ils sont fort évocateurs.

Sont-ils des écomusées ? Un seul se réclame nommément comme un écomusée, le Château des Bruneaux, pour qui son atelier de cloutier, sa salle de classe, son cuvage et son atelier d'ébéniste souhaitent insérer la culture ouvrière, artisanale d'une population dans son contexte.

Tous ces lieux, en vérité, se fédèrent moins à un concept commun muséographique, qu'à des objectifs assez voisins : mobiliser les ressources mémorielles locales pour interpréter et conserver ce que fut l'histoire commune d'un monde industriel qui n'existe plus, de paysages urbains en recomposition et d'un monde ouvrier qui se détricote.

Tous s'efforcent de s'entourer du conseil d'experts, parfois universitaires historiens et géographes, parfois anciens professionnels, anciens ingénieurs ou techniciens. Les associations des Amis de musées ont souvent été fondées pour apporter leur expertise et favoriser les collectes d'archives. Zoom sur deux cas, qui ne se voudraient pas limitatifs :  la Maison du patrimoine et de la mesure, avec son conseiller, également président de la Société métrique de France qui a contribué à grossir la collection notamment à partir de dons de l'administration publique. Ou bien encore, la Maison des tresses et lacets, avec trois étudiants de l'Ecole nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne (ENISE), 5ème année de génie mécanique, qui ont étudié toutes les installations hydrauliques du site, dans la perspective d'une remise en état et dont le dossier est désormais suivi par Saint-Étienne métropole.

Enfin, quand cela est possible, de jeunes diplômés en master du Patrimoine apportent leurs compétences et leurs forces de proposition.

Des créations récentes

Ces associations et musées, pour la plus grande majorité (si l'on excepte le Musée d'art et d'industrie qui date du milieu du XIXe et Histoire et Patrimoine qui date de 1930) sont nés durant les périodes de crises qui ont touché le bassin stéphanois, à partir de 1973, date où l'industrie n'est plus le premier employeur et disparaît peu à peu comme ensemble intégré. Sentiment d'une nécessaire sauvegarde d'une entité collective en voie de disparition, sans doute, adhésion aussi à cette convergence des politiques publiques autour du patrimoine, à partir de 1980 et de l'année du patrimoine. D'où l'apparition du projet Couriot et du musée de La Ricamarie en 1980, du Musée du chapeau en 1983, de la Société d'histoire du Chambon en 1986, du CERPI en 1987... Beau tir groupé !

Un intérêt populaire qui ne se dément pas

Cela se vérifie au niveau des adhésions. Même si les rapports sociaux valorisent souvent l'individualisme, les Stéphanois continuent à adhérer aux associations. Les associations du patrimoine les plus fournies en nombre restent les associations des Amis de musée, 400 personnes pour Couriot, quasiment le même chiffre pour le Musée d'art et d'industrie. Ailleurs, quelques chiffres méritent d'être mentionnés : 250 à 300 à Histoire et Patrimoine, 200 à la Société d'histoire du Chambon, 100 à 120 aux Bruneaux et à Roche-la-Molière. Nous notons aussi dans le Gier, avec un gros noyau, autour d'Izieux, Saint-Chamond, la Terrasse-sur-Dorlay.

Les bons résultats de fréquentation se maintiennent. Ils sont soutenus par la gratuité du premier dimanche de chaque mois des musées publics à Saint-Étienne, ils ont même bondi dans un certain nombre de structures au rythme des travaux de rénovation, d'ouvertures de nouvelles salles. Il faut évoquer sur les deux dernières années, les travaux de la Mourine, de la Maison des tresses et lacets, du Musée du chapeau, de Roche-la-Molière, des Bruneaux. Ainsi, Chazelles va atteindre cette année une fréquentation record de 40 000 personnes, les Tresses et lacets, 6 000 personnes, La Talaudière 3 000, sans présumer des chiffres à venir de Couriot.

Bien entendu, la réalisation d'expositions temporaires est une composante essentielle du succès que peuvent avoir les musées, rendez-vous compte : sur les onze mois de l'exposition Manufrance (15 mai 2011 - 23 avril 2012), la fréquentation du musée a battu tous les records avec près de 60 000 visiteurs. Les plus petites structures sont soumises à la même logique, la création d'événements fait venir le public, il en a été ainsi au Musée du passementier de Saint-Jean-Bonnefonds avec son cycle de 5 manifestations successives sur le tissage. Enfin, pour une structure comme l'Association ripagérienne de recherches historiques qui ne dispose pas de salles d' exposition, la seule façon de comptabiliser la fidélité de son public, ne se réalise qu'à travers les Journées européennes du patrimoine, en la circonstance une centaine de personnes qu'ils guident chaque année. Même réalité avec Saint-Étienne Ville d'art et d'histoire qui peut se prévaloir d'accompagner dans la visite de la ville 25 000 personnes par an.

Des contraintes financières délicates

Toutes ces associations et musées sont soumis aux règles de la comptabilité publique et doivent parvenir à l'équilibre de leurs comptes.

Le cas de figure le plus général est celui de l'association qui bénéficie d'aide indirecte avec la mise à disposition de locaux appartenant à la commune et d'aides financières par le vote d'une subvention. Ces subventions sont ciblées et varient au fil du temps, d'où des négociations parfois nécessaires. Dans ces conditions, les sommes reçues par les associations varient dans des proportions extrêmes. Sachez qu'il existe des associations sans subvention municipale (Institut CGT de la Bourse du travail de Saint-Étienne), d'autres qui ne perçoivent qu'une somme modeste (500 € pour Amiproche), parfois inférieur au produit des cotisations (les Amis de Couriot : 4 500 € de subvention, pour 6 500 € de cotisations), jusqu'à des sommes assez coquettes : 40 000 € , avec des missions assez précises.

Décrocher des subventions des autres collectivités publiques sur des appels à projet, devient un enjeu pour franchir un palier en matière de notoriété ou de fréquentation. Un exemple très concret de cette ouverture à la recherche de partenaires est fourni par le Musée du chapeau qui a inscrit son projet de rénovation dans un « projet de territoire », porté par la communauté de communes de Forez-en-Lyonnais. Il a été co-financé par la commune de Chazelles-sur-Lyon, le Conseil général de la Loire, la Région Rhône-Alpes, l’État au titre du Pôle d'excellence rurale (PER) - l'un des rares projets culturels de la région Rhône-Alpes a avoir obtenu ce label -, l’Europe et le mécénat d’entreprise grâce à la Fondation Total via la Fondation du patrimoine pour un coût d'objectif global (2011) de 8 millions d'euros hors taxes.

Une exceptionnelle richesse de collections

Parce que notre région fut la première région industrielle de France, par sa précocité, par l'ampleur et la diversité de ses productions, par sa capacité à innover, par son souci d'étendre ses espaces de vente, par sa volonté de former et d'enseigner, nous avons la chance de disposer d'un patrimoine industriel singulier. Que ce soient des paysages, des bâtiments, des machines, des équipements, des maquettes, des outils, des archives écrites ou orales.

Que puis-je mettre en valeur de particulièrement exceptionnel parmi le patrimoine inventorié par les différentes structures existantes qui fasse sens ? L'équipe de Philippe Peyre a répertorié 100 sites remarquables, ils sont en fait beaucoup plus nombreux, notre région décline toutes les formes monumentales de l'aventure industrielle. Mais au-delà il existe tout le petit patrimoine, celui que l'on découvre dans les vitrines des musées que vous connaissez en grande part, et celui qui dort dans les réserves. Faut-il vous parler des inventaires de tréfonds de la vallée du Gier, des journaux de puits de l'Ondaine, des séries de tracts syndicaux collectés sur 20 ans à la chaudronnerie Faure, des paquets d’en têtes de factures des passementiers stéphanois, des catalogues de fabrication d'outils, des calques coloriés de machines outil, des livres-échantillons de rubans, et des plaques de verre photographiques ... ? J'arrête, la torture est trop grande, vous avez tous envie de les voir et de commencer une recherche ! Je pense pouvoir vous dire que le plus grand bonheur d'un ancien président d'une des structures rencontrée est de s'offrir du temps libre et de passer du temps dans les réserves de son musée. Les vraies richesses des collections se situent dans les réserves.

Cela pose évidemment la question de la diffusion de la recherche, qui est un élément central de la politique associative et muséale. Éveiller la curiosité, réaliser des expositions, préparer des conférences, publier, nécessite un investissement humain de grande ampleur. Certaines des associations et certains musées s'y investissent particulièrement. Le CERPI propose un catalogue de 17 publications, de 15 conférences, de 11 visites découverte. Quatre associations diffusent une revue à thématique patrimoine industriel, les Bruneaux, Roche la Molière, l'Association ripagérienne de recherches historiques, les Amis de Couriot, rejoints selon les choix éditoriaux des numéros par la Société d'histoire du Chambon et Patrimoine et Histoire. Désormais, toutes ces structures prennent un soin particulier à entretenir leur site Web, qui apparaît comme le plus sûr élément d'accroche du public. Le site de Patrimoine et Histoire donne accès à un grand nombre d'informations, anciennes expositions, documents d'archives. Celui des Amis de Couriot va prochainement autoriser les adhérents à accéder à l'ensemble de l'iconographie dont l'Association est propriétaire.

L'intention d'aller au-delà d'objectifs purement muséaux

  • En instaurant ou restaurant  des fêtes ou manifestations populaires capables de réunir les adhérents ou l'ensemble de la population, avec l'idée de faire des musées des lieux d'identité. C'est le cas à Couriot avec la Sainte-Barbe, à Saint-Martin-la-Plaine avec la Fête de la forge.
  • En intégrant la structure à des pratiques culturelles diversifiées, musique, peinture, théâtre, conférences, avec l'idée de faire des musées des lieux de convivialité et de brassage des cultures.
  • En proposant de devenir une vitrine de valorisation d'activités industrielles innovantes  qui prennent le relais du passé. Ainsi le Musée du chapeau anime-t-il le Club chapeau passion, un réseau rassemblant près de 200 professionnels de France et d'Europe... La Maison des tresses et lacets a visé ces deux dernières années la reconnaissance du savoir faire de la tresse en sollicitant des artistes contemporains de grand renom, stylistes, designers.

Des questions vives pour l'avenir

  • Le vieillissement des membres. Toujours créer l'événement épuise les ressources physiques et humaines. La moyenne d'âge des adhérents des associations avoisine les 65 ans et plus, les membres agissants et responsables avouent sentir la fatigue et cherchent des relais qu'ils ne voient pas toujours arriver.
  • L'existence d'une muséographie à deux vitesses. Toujours agrandir les espaces, améliorer la scénographie et intégrer les nouvelles technologie, risque de condamner à court terme, certains musées à n'être que des musées de proximité à faible rayonnement.
  • La bonne gestion des archives.  Pour quelques structures, se pose la question du manque d'espace, soit pour stocker les archives " nos documents sont entreposés à la cave" nous a-t-on dit,  soit pour accueillir les chercheurs " nous ne disposons pas d'une salle de consultation".

Tous ne s'entourent pas des précautions légales entourant les dépôts d'archives. Si le CEDMO et le Musée du chapeau font signer une convention type de dépôt, il n'en est pas de même pour beaucoup d'autres.

La conservation des documents ne se réalisent pas dans des conditions optimales. Confidence pour confidence " chez nous la conservation est estimée seulement passable". Seules deux associations se sont mis aux normes scientifiques de conservation, au Bruneaux et à Chazelles-sur-Lyon depuis 2013.

  • L'indexation de l'inventaire. Cette préoccupation n'apparaît pas comme une priorité chez certains. Nous avons entendu une réponse sans appel " nous n'avons pas l'intention d'en réaliser un", ou bien " l'inventaire est dans ma tête et cela suffit".

Pourtant, la procédure d'inventaire semble un préalable à toute politique culturelle, elle est effective notamment au Musée du chapeau, à la Maison du patrimoine et de la mesure, aux Bruneaux et au CEDMO. À signaler que le CEDMO s’apprête à mettre en ligne l'inventaire de sa bibliothèque. 

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