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Histoire(s) stéphanoise(s)

Des options muséographiques

Je dois avouer mon embarras pour coller une étiquette sur toutes ces structures patrimoniales.

Sont-ils des musées de site ? Oui pour nombre d'entre eux qui sont installés dans d'anciens sites usiniers ou ateliers. C'est une de leurs caractéristiques attractives.

Sont-ils des musées techniques industriels ? Plus personne n'utilise ce concept, un peu piégé. Il n'en reste pas moins que ces séries d'objets ou d'outils, instruments de mesure à La Talaudière, lampes de mine à Couriot, ébauches de faux à Pont-Salomon, pièces forgées à la Mourine, valent autant par leur côté esthétique qu’ethnologique. Ils témoignent de l'usage et des pratiques d'une époque, d'un métier, de rapports de société. Ils sont fort évocateurs.

Sont-ils des écomusées ? Un seul se réclame nommément comme un écomusée, le Château des Bruneaux, pour qui son atelier de cloutier, sa salle de classe, son cuvage et son atelier d'ébéniste souhaitent insérer la culture ouvrière, artisanale d'une population dans son contexte.

Tous ces lieux, en vérité, se fédèrent moins à un concept commun muséographique, qu'à des objectifs assez voisins : mobiliser les ressources mémorielles locales pour interpréter et conserver ce que fut l'histoire commune d'un monde industriel qui n'existe plus, de paysages urbains en recomposition et d'un monde ouvrier qui se détricote.

Tous s'efforcent de s'entourer du conseil d'experts, parfois universitaires historiens et géographes, parfois anciens professionnels, anciens ingénieurs ou techniciens. Les associations des Amis de musées ont souvent été fondées pour apporter leur expertise et favoriser les collectes d'archives. Zoom sur deux cas, qui ne se voudraient pas limitatifs :  la Maison du patrimoine et de la mesure, avec son conseiller, également président de la Société métrique de France qui a contribué à grossir la collection notamment à partir de dons de l'administration publique. Ou bien encore, la Maison des tresses et lacets, avec trois étudiants de l'Ecole nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne (ENISE), 5ème année de génie mécanique, qui ont étudié toutes les installations hydrauliques du site, dans la perspective d'une remise en état et dont le dossier est désormais suivi par Saint-Étienne métropole.

Enfin, quand cela est possible, de jeunes diplômés en master du Patrimoine apportent leurs compétences et leurs forces de proposition.


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