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Histoire(s) stéphanoise(s)

Les thématiques étudiées

L'omniprésence de la production industrielle et de ses techniques

Toutes les spécialités industrielles de la région, sans exclusive, font l'objet dans un lieu ou un autre d'une étude ou d'une présentation, depuis la fabrication des clous forgés, jusqu'au tissage du pilou ou la fabrication du télescope. Impressionnant panorama, quasi encyclopédique qu'il nous est donné à voir, pour quiconque a l'esprit curieux et accepte de se déplacer, sans équivalent dans d'autres régions françaises.

La mine, sur-représentée dans notre espace culturel régional

De tous les objets d'étude, il en est un qui est un méta-objet, c'est la mine, présente sur l'ensemble du bassin, encore visible dans les paysages, et considérée comme la mère de toutes les activités. Le site du Puits Couriot, aménagé comme un haut lieu patrimonial, seul monument historique classé de l'ère industrielle, labellisé "musée de France" aurait pu à lui tout seul occuper la  place médiatique pour signifier la mine.

Il n'en est rien, de multiples espaces ont fleuri avec la préoccupation de décliner localement leurs références à la mine :

  • aménagement de galeries souterraines au château des Bruneaux, au musée syndical de La Ricamarie, au château de Roche-la-Molière, sans oublier la mine de Bissieux, qui n'est pas une mine de charbon, mais une mine d'or et d'antimoine,
  • reconstitution d'un logement de mineur, à la Maison du patrimoine à La Talaudière, au château de Roche-la-Molière,
  • présentation dans les collections de pratiquement toutes les structures, d'outillage minier, de plans d'exploitation, de photos diverses.

Intégrer la mine dans ses propos est quasiment un préalable identitaire indispensable pour la plupart des lieux.

Pour acquérir une vraie audience, les structures sont obligées de spécialiser leurs propos autour d'entrées spécifiques.

Tous les secteurs de production semblent avoir être l'objet d'attentions particulières, il est difficile de nommer chaque lieu patrimonial en regard de chaque spécialité, tant les domaines se recouvrent : la forge, l'armurerie, la fabrication d'outillage, le cycle, la grosse métallurgie, le gros armement, la chaudronnerie, la production textile, passementerie, les tresses et lacets, la teinturerie, les chapeaux, la verrerie, la briqueterie. Nous découvrons à travers ce vaste panorama le développement en grappe des industries et des moyens de transport qui, conjointement, ont créé la région industrielle stéphanoise.

L'étude des entreprises locales privilégiée

Parce que les lieux d'implantation s'y prêtent, parce les sources d'étude sont facilement mobilisables, beaucoup d'associations sont devenues l'organe de référence pour étudier des entreprises : ici Manufrance, l'entreprise textile Faure frères,  ici la chapellerie Fléchet et au-delà chapelleries de Chazelles-sur-Lyon, ici l'usine Camus et au-delà les Tresses et lacets du Dorlay et de la région de Saint-Chamond, là les teintureries Gillet et la trentaine de teintureries qui existaient autour de Saint-Chamond, les Forges et aciéries de la Marine, les Forges et aciéries de l'Horme, ailleurs l'entreprise Verdier, ou encore Holtzer et la CAFL, l'entreprise Faure ... ou encore la verrerie des Vernes ou l'aciérie Jackson ... ou l'usine Dorian de Pont-Salomon.

Des sociabilités jamais absentes

Les musées, qui connaissant le caractère ardu d'une approche techniciste du monde du travail, ne manquent jamais d'accorder une large place aux modes de travail et aux modes de vie, à la perception des hiérarchies, aux conflits dans les expositions permanentes. Parfois, le recours à des expositions temporaires permet de focaliser l'attention sur une thématique qu'on estime "grand public", " les tresseurs" ou "coeurs d'ouvriers", ou "poèmes et chansons de la mine", ou " tissages autour du globe, voyage des identités".

Évidemment, pour certaines associations, l'aspect social est quasi-exclusif, ce sont celles qui sont spécialisées dans la conservation d'archives syndicales tant dans le cadre des unions syndicales locales que départementales. D'autres comme le Centre d'études et de documentation sur l'histoire, la culture et la mémoire du mouvement ouvrier de la Loire (CEDMO) se situent davantage sur le terrain politique. Leurs fonds ouverts aux chercheurs, parfois donnent lieu à des expositions, voir des journées d'études.


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