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Histoire(s) stéphanoise(s)

La grève générale dans l'enseignement

Contrairement aux syndicats ouvriers qui ont discuté puis rejeté cette option, le bureau national de la FEN lance dès le 22 mai un mot d'ordre de grève générale illimitée. Les sections départementales des syndicats enseignants suivent en réclamant une réforme complète de l'éducation nationale et en affichant leur solidarité totale avec la révolte contestatrice de la jeunesse.

Immédiatement la quasi totalité des enseignants est en grève dans le département (95 % dans l'enseignement primaire soit environ 3600, 85 % dans l'enseignement technique et secondaire soit environ 1600). Des commissions de travail professeurs - élèves sont instaurées dans les différents lycées. Les discussions s'organisent autour de quatre thèmes : créations de postes pour réduire les effectifs à 25 élèves par classe, augmentation de salaires, abolition de la réforme Fouchet de l'université, transformation des conditions de vie et de travail dans les lycées. Le cahier de doléances du lycée Simone Weil illustre bien ces réflexions (reproduit dans le mémoire de DEA d'histoire de Gilles Massacrier Les caractéristiques du Mai 68 stéphanois coté 2 S 237).

Dans l'enseignement privé, l'initiative de la grève serait plutôt le fait des élèves que des enseignants qui auraient seulement accompagné le mouvement si l'on en croit l'exemple du collège Notre-Dame de Valbenoîte.


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