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Histoire(s) stéphanoise(s)

La grève générale dans l'industrie

Au lendemain de la grève du 13 mai, les ouvriers ont pris conscience de leur force et spontanément cherchent à étendre le mouvement. les premières grèves dites "sauvages" éclatent : le 14 à Sud Aviation puis à Renault-Cléon et surtout à Flins. Les syndicats entretiennent le mouvement plus qu'ils ne l'encouragent car la crainte de l'échec reste présente (aucune victoire significative depuis la grève des mineurs de 1963). Pourtant les revendications sont nombreuses (salaires, 40 heures, retraite à 60 ans, abrogation des ordonnances de 1967 sur la Sécurité sociale...). La CGT est plus prudente qu'une CFDT poussant ses sections d'entreprises à occuper les usines.

Le vendredi 17 mai, alors que la France compte déjà 200 000 grévistes, à Saint-Etienne la section CGT de la CAFL (Compagnie des Ateliers et Forges de la Loire) lance le mouvement de sa propre initiative à 20 h 45. Les cheminots suivent dans la nuit entraînant la paralysie complète du trafic.

Le lundi 20 mai la grève s'étend à la plupart des entreprises stéphanoises. Dans la métallurgie, secteur clé, 40 entreprises ont débrayé dont 26 sont occupées (24 755 grévistes). Le lendemain les 2/3 des métallos du département sont en grève. 6500 mineurs sur 7200 cessent aussi le travail, le puits Couriot est occupé dès 6 h le lundi. Le 21 mai toutes les entreprises de plus de 50 salariés sont en grève.


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