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Le Terrier, l'inventaire foncier de l'Ancien Régime

Le Terrier ou papier terrier est un registre qui renferme les lois et usages d'une seigneurie, les droits et conditions des personnes et des biens-fonds dans l'étendue de la seigneurie, les déclarations des censitaires, les baux à cens, les procès-verbaux des limites de justice, le dénombrement de tous les droits de la seigneurie.

Un règlement du 9 janvier 1666 permettait aux seigneurs de faire renouveler leurs terriers aux frais de leurs censitaires, tous les 20 ans, en Auvergne, Bourbonnais, Lyonnais, Forez, Beaujolais et Mâconnais....

Les terriers permettent l'étude précise du nombre et de la nature même des terres, et celle de la société rurale.

La seigneurie de Saint-Priest et de Saint-Etienne

La première mention de la seigneurie de Saint-Priest se trouve dans le traité conclu en 1173 entre Guichard, archevêque de Lyon et Guy, comte de Forez, afin de délimiter leur territoire respectif. Il faudra attendre un siècle pour voir à nouveau le fief mentionné, le 17 octobre 1270, entre les mains de Guichard Durgel, époux de Marguerite de Saint-Priest. Les Durgel se succédèrent alors dans la seigneurie de Saint-Priest, ajoutant au milieu du XV° siècle à leur premier titre celui de seigneur de Saint-Etienne.

Le seigneur de Saint-Priest était l'un des quatre barons du Forez, il devait foi et hommage au comte de Forez. Lorsque le comté fut réuni à la couronne en 1531, la terre de Saint-Priest se trouva désormais placée dans la mouvance royale. Gilbert de Voisins vendit le 2 février 1787 la seigneurie de Saint-Priest et de Saint-Etienne, la rente du Clapier et le domaine de Tardy au roi de France pour 1 335 935 livres.

Les terriers de la seigneurie de Saint-Priest et de Saint-Etienne

Cinq terriers sont conservés, les terriers antérieurs ne sont pas parvenus jusqu'à nous ! L'ensemble de ces inventaires fonciers, lacunaires pour certains, couvre la période allant du XVème au XVIIIème siècle. On les nomme du nom du notaire qui les a dressés. Il s'agit :
du terrier PAULAT (1515-1517) : copie faite vers 1517-1520 du terrier de la seigneurie de Saint-Priest, reçu Maître Paulat, notaire. En latin. Les reconnaissances sont faites au profit « dicti domini Sancti-Prejecti. » A chaque article « Et me notario regio, Paulat. »
du terrier CELLION (1581-1583) : 3ème tome du terrier de la seigneurie de Saint-Priest, reçu Maître Cellion, notaire royal. Les reconnaissances sont faites au profit « dudict seigneur baron de Sainct-Priest. » Signé à chaque article « Et moy notaire royal recepvant et stipullant, Cellion. »
des terriers DUPONT (1706-1711 ; 1725-1729) :
Terrier DUPONT 1706 - 1711. Il s'agit du 1er tome du terrier de la seigneurie de Saint-Priest, reçu Maître Dupont, notaire royal à Saint-Etienne. Les reconnaissances sont faites au profit de « dame Françoise Desfriches de Brasseuse de Persiny, veuve de haut et puissant seigneur messire François de Saint-Priest, marquis dudit lieu, seigneur de la ville de Saint-Etienne et autres places, tutrice et ayant la garde noble d'autre messire François de Saint-Priest, leur fils. » Signé à chaque article « Expédié au seigneur de Moras, acquéreur, Dupont, notaire royal recevant. »
Terrier DUPONT 1725 - 1729. Il s'agit des minutes du terrier de la seigneurie de Saint-Priest, reçu Maître Dupont, notaire royal à Saint-Etienne. Deux volumes. Les reconnaissances sont faites au profit de « Messire Abraham Peyrenc de Moras, chevalier, premier baron de Forez, marquis de Saint-Priest, seigneur de la ville de Saint-Etienne. » A la première page « répertoire du present terrier, acquis par messire Abraham Peirenc de Moras, de messire François de Saint-Priest, par contrat du 3e août 1723. »
et d'un atlas terrier (1767-1773) : Il s'agit du « livre de plans et cartes adaptées qui constatent les mandements et directe de Saint-Priest, à la forme de la Renovation faite en 1767 et suivantes, jusques et compris 1773. » Chacun des plans est en double exemplaire : l'un, colorié, porte des numéros de renvoi à un texte qui n'a pas été conservé ; l'autre, au trait, porte les mentions de reconnaissances faites aux terriers antérieurs.


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