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Histoire(s) stéphanoise(s)

Méliès (Le)

Informations pratiques 

  • Date de création : second semestre 1914.
  • Localisation : 38 rue Gambetta, puis place Jean-Jaurès depuis août 2006.
  • Direction : privée, Société Braytoise d'Exploitation Cinématographique, UGC section Rhône-Alpes, Alain Cramier.
  • Noms successifs : Le Fémina (1915-1954), L'Etoile (1954-1956), Le Fémina Etoile (1957), Le Fémina (1958-1962), Le Morgan (1963-1964), Le Méliès, depuis 1971.

Activités 

Fréquence des séances :

  • Une matinée, une soirée en semaine ; deux matinées, une soirée, les dimanches et fêtes.

Prix des places :

  • 5 francs en matinée en 1933.

Salle :

Elle a subi de nombreuses transformations, à l'origine salle de petite dimension comportant trois balcons en demi-cercle, Le Fémina peut accueillir 828 personnes dont 445 au balcon et galeries. En 1971, Le Méliès compte 2 salles de 200 places chacune, l'une en dessous de l'autre. Le nouveau Méliès place Jean-Jaurès offre 5 salles d'une capacité d'accueil variable.

Type de cinéma (films, clientèle...) :

  • Cinéma populaire, d'assez bon niveau présentant souvent des films de valeur en première vision jusqu'au rachat par Alain Cramier qui privilégie le cinéma Art et Essai.

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Repères chronologiques

1914 - La Brasserie de la place du Palais des Arts, sise 38 rue Gambetta, est dirigée par M. Henri Blanc qui a ouvert durant le second semestre le Cinéma du Progrès (47 rue d'Annonay, actuelle rue du Onze-Novembre) . A la fin de l'année, il demande au maire l'autorisation d'y installer au rez-de-chaussée un cinématographe loué à Albert Gagne.

1915 (juillet) - Création d'un cinéma baptisé Fémina ciné du Palais des Arts par Catherine Gagne, épouse de M. Gagne mobilisé.

1920-1930 (années) - Le Fémina devient l'une des salles les plus fréquentées de Saint-Etienne. Il peut accueillir 828 personnes dont 445 au balcon et galeries.

1940 (8 juillet) - Début d'incendie survenu dans la cabine de projection lors d'une séance, on ne déplore que des dégâts matériels. C'est le deuxième en moins d'un an (10 octobre 1939).

1942 - Administration par Jean Thévenon.

1947-1949 - Modification de la cabine de projection à l'origine de l'incendie du 8 juillet 1940 et renouvellement complet des installations électriques.

1953 (11 septembre) - Transformation et changement de direction avec l'arrivée de MM. Avinin et Cellard, nouveaux directeurs qui engagent des travaux de rafraîchissement : le hall et la salle sont repeints, on supprime les "mauvaises places" au parterre et au balcon.

1954-1956 - Le Fémina devient l'Etoile, cinéma permanent.

1957 - Juxtaposition des deux appellations précédentes pour un nouveau nom Le Fémina Etoile.

1958 - Retour au nom d'origine Le Fémina.

1962 (16 octobre) - Fermeture du Fémina.

1963 (29 juin) - Réouverture du cinéma sous le nom de Morgan. A l'affiche, un péplum, genre très en vogue à cette époque "Seul contre Rome" projeté sur écran large.

1964 (15 avril) - Nouvelle fermeture de la salle déclarée en faillite par un administrateur judiciaire en mai.

1970 (30 avril) - Création de La Société Braytoise d'Exploitation Cinématographique (SBEC) par Jean-Pierre Lemoine pour acheter la salle restée fermée durant six ans : naissance du Méliès qui abrite 2 salles de 200 places chacune appelées Méliès A et Méliès B. A l'affiche, "Satyricon" de Fellini et "Elle boit pas, elle fume pas..." avec Annie Girardot.

1970 (2 septembre) - M. Rossano s'est vu confier, par le propriétaire Jean-Pierre Lemoine qui dirige un réseau important de salles indépendantes qui allient cinéma et sports d'hiver, la direction de ces 2 salles permanentes de 14 h à 23 h 30.

1979 - La SBEC intègre le circuit de distribution UGC avant d'être rachetée au début des années 1980 par Alain Cramier.

1983 (11 juillet) - Alain Cramier, ancien directeur d'un centre culturel dans la région parisienne, débute les travaux d'été de transformation des salles du Méliès : réfection de la façade, élargissement du hall d'entrée, transformation de la salle A... pour un coût de 800 000 francs. La salle du rez-de-chaussée peut accueillir 180 spectateurs, celle du 1er étage 170. Au prix d'une grande débauche d'énergie, cet authentique cinéphile qui privilégie la qualité, la nouveauté, la création réussit à exploiter des films jugés inexploitables à Saint-Etienne. Il multiplie les rencontres entre le public et les réalisateurs (Jean-Claude Brisseau, Claude Chabrol, Samuël Fuller, Agnès Varda, Bertrand Tavernier...), les critiques (Marcel Oms, Gérard Lefort...) et actrices (Jane Birkin, Bulle Ogier...) à l'occasion de la sortie d'un film. Il crée de nombreuses manifestations, festivals et intégrales consacrés en priorité au cinéma américain (Laurel et Hardy, Ernst Lubitsch, Samuël Fuller...) mais aussi au cinéma français (François Truffaut, Jean Eustache...) et européen (Carlos Saura, Ingmar Bergman, Roberto Rossellini...).

1990 - Restauration et transformation de la façade du Méliès par l'installation d'un Kinopilastre, c'est-à-dire un ensemble composé de dix pilastres (cinq sur chacun des murs) de six mètres de haut sur un mètre de large et recouverts de catadioptres blancs réfléchissant toutes les lumières de la ville.

1995 - Rénovation des 2 salles et décoration confiée à Dovy Elmalan.

1997 (juillet) - Présentation par Alain Cramier de son projet de transfert du Méliès place Jean-Jaurès, un nouveau lieu pour le cinéma Art et Essai avec 5 salles représentant une capacité d'accueil de 750 places d'un montant d'environ 3 millions d'euros.

2006 (30 juillet) - Dernière projection rue Gambetta avec le film de Ken Loach "Le vent se lève..." (Palme d'or à Cannes en 2006), l'aventure se poursuit place Jean-Jaurès où le Méliès a enfin élu domicile.

2009 (22 janvier) - Décès d'Alain Cramier


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