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Histoire(s) stéphanoise(s)

Nouvelles Galeries

Les Nouvelles Galeries en 1913 (VD 14595).

 
Mme Veuve Démogé possède un bazar à Saint-Etienne, donnant 18 rue Gambetta et 11 cours Victor Hugo. En 1894, elle achète à la ville une parcelle libérée par le projet du lycée Gambetta au 15 rue Gambetta, mitoyenne avec un terrain dont elle est déjà propriétaire. Elle charge Léon Lamaizière de réaliser à cet endroit un grand bazar qui prend le nom de Nouvelles Galeries dans lequel elle conserve un appartement au troisième étage.

L'ouverture au public eut lieu le samedi 6 avril 1895. Un premier agrandissement est réalisé en 1898 afin de porter la surface de vente à plus de 3000 m². L'année suivante le magasin de Saint-Etienne est intégré à la Société Anonyme des Galeries de France qui deviendra en 1900 la Société Française des Nouvelles Galeries réunies. En 1912-1913, un important remaniement intérieur (installation d'ascenseur et monte-charges notamment) donne un caractère de modernité au magasin pour lequel Lamaizière dessine le Salon des Modes.

La structure du bâtiment qui doit présenter à la fois un vide intérieur et laisser néanmoins un maximum de place aux marchandises impose une construction en plan libre. L'armature du bâtiment est donnée par les colonnes en fonte, la charpente métallique, le hall central et le ciel vitré destiné à éclairer l'ensemble. C'est ce modèle de grand magasin que les Lamaizière contribueront à diffuser sur le territoire français.

Les entrepreneurs travaillant habituellement avec Léon Lamaizière sont associés à cette réalisation. C'est ainsi que l'on trouve Neyret et Deville pour la maçonnerie, Gorramel pour le fer forgé, la maison Pieron de Paris pour les meubles d'étalage, Bracciano pour les motifs en stuc du mur mitoyen rue Gambetta et l'entreprise Gris pour la fabrication du grand escalier intérieur en bois. Les matériaux habituels sont utilisés pour les maçonneries extérieures : le grès houiller pour les bases et les chapiteaux des colonnes, corbeaux, dalles et corniches ; la pierre blanche de Villebois en taille pour les piles, balcons, avant-corps, épannelages de la sculpture ; la pierre des Estaillades pour le reste de la construction.

Dans les années 1960, le vide central est supprimé afin d'accroître la superficie de la surface de vente ; la façade est couverte d'un bardage métallique, le dôme angulaire est supprimé.


 

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