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Histoire(s) stéphanoise(s)

Sainté et le Tour, 1961-1978 : d'Anquetil à Hinault

Une de la Tribune-le Progrès le 16 juillet 1978 (7 C 11/208).

Les sans grades vainqueurs, les gros au tapis 

Dimanche 2 juillet 1961

8ème étape : Chalon-sur-Saône-Saint-Etienne (240 kilomètres)

Le peloton parti de Chalon-sur-Saône traverse le Beaujolais où il semble s'endormir. A Cours, sur les terres où il devint champion du Lyonnais amateur, Jean Forestier se joint à Stéphane Lach à l'avant de la course. Sous les yeux du malheureux Roger Rivière, leur avance atteint 5' en plongeant sur Saint-Etienne. Là, le public stéphanois, oubliant la vieille rivalité lyonnaise acclame Forestier plus rapide au sprint.

Vainqueur final du Tour de France : Jacques Anquetil

Dimanche 7 juillet 1963

14ème étape : Aurillac-Saint-Etienne (236 kilomètres)

Sentant l'air du pays, un maillot Mercier se détache : Jean Gainche attaque à 130 km de l'arrivée suivi par Novak, Ignolin (tous 2 équipiers d'Anquetil), Foucher et Enthoven. Gainche pense vivre son jour de gloire : il est maillot jaune virtuel et le meilleur finisseur du groupe. Pourtant, " pancarte sur le dos ", il perd tout, surpris au sprint par Guy Ignolin. Mais la journée se termine réellement avec la colère de " Maître Jacques ", furieux de voir des équipiers risquer son maillot jaune pour une victoire d'étape.

Vainqueur final du Tour de France : Jacques Anquetil

Lundi 11 juillet 1966

19ème étape : Chamonix-Saint-Etienne (264 kilomètres)

Le cyclisme roule à l'envers : un Anglais, futur recordman du monde de l'heure, lâche un Espagnol sur les pentes de la Croix de Chaubouret. Reléguant Martin à l'arrière, Ferdinand Bracke l'emporte sur le cours Fauriel où le régional de l'étape, Maurice Benet est fêté. Mais l'essentiel est ailleurs. Anquetil, malade, abandonne dans la côte de Serrières. Une page de l'histoire du cyclisme se tourne.

Vainqueur final du Tour de France : Lucien Aimar

Mardi 16 juillet 1968

17ème étape : Aurillac-Saint-Etienne (236 kilomètres)

L'épreuve se court pour la dernière fois par équipe nationale. Les coureurs équipés par Mercier se distinguent dans l'étape stéphanoise, siège de la célèbre marque. Après Anquetil en 1966, Poulidor abandonne à son tour. Mais Jean-Pierre Genet venge son leader en apportant enfin la victoire à Mercier. Echappé dès le début de course avec Georges Chappe et Willi Spuhler, il terrasse le 1er au sprint après s'être débarrassé du 2nd dans la vallée de l'Ondaine pour recevoir le bouquet du vainqueur des mains de Miss France.

Vainqueur final du Tour de France : Jan Janssen

Un sprinter, un attaquant et un jeune champion 

Mardi 6 juillet 1971

9ème étape : Clermont-Ferrand-Saint-Etienne (153 kilomètres)

Au cours de cette étape de transition, Jean-Pierre Danguillaume emmène 7 hommes avec lui dès le col des Fourches. Ils sont bientôt rejoints par Genet, Wagtmans et Godefroot dans la descente sur Montbrison. A la sortie de Saint-Just-Saint-Rambert, la côte du Chasseur est le lieu d'une 1ère sélection. Walter Godefroot, bien aidé par son équipier Danguillaume, fait le plus dur en restant au contact. Sur le cours Fauriel, le gregario de luxe sert la victoire sur un plateau au 1er, redoutable finisseur.

Vainqueur final du Tour de France : Eddy Merckx

Mercredi 20 juillet 1977

18ème étape : Rossignol-Voiron-Saint-Etienne (199 kilomètres)

Menendez attaque à La Louvesc puis est rejoint et bientôt lâché par le quintuple vainqueur du Tour du Portugal : Joachim Agostinho. Si celui-ci fonce en solitaire vers la victoire, Menendez dans sa poursuite reçoit l'aide d'... Eddy Merckx ! Par une 3ème place à l'étape, le " Cannibale " au sortir d'une calamiteuse traversée des Alpes, s'offre une popularité inédite et tardive à défaut d'une victoire. Quelques jours plus tard, Agostinho et Menendez, contrôlés positifs sont déclassés sans pour autant qu'Eddy Merckx soit déclaré vainqueur.

Vainqueur final du Tour de France : Bernard Thévenet

Samedi 15 juillet 1978

15ème étape : Saint-Dier-d'Auvergne-Saint-Etienne (196 kilomètres)

Le Tour revient l'année suivante avec la prise de pouvoir d'une nouvelle génération de coureurs. Entre Saint-Dier-d'Auvergne et Saint-Etienne, Bernard Hinault entame son histoire passionnelle avec " Sainté ". La course traverse l'Yssingelais où Ferdinand Julien peut embrasser les siens. Kuiper anime l'ascension du Tracol puis est repris dans la Croix de Chaubouret. On assiste alors à la 1ère arrivée groupée depuis 1950. Grâce à la légère déclivité du cours Fauriel et à son immense orgueil, Hinault, en difficulté la veille dans le Puy-de-Dôme, donne une leçon aux sprinters, Maertens et Kelly. Mais prends garde Bernard ! le cours Fauriel ne se laisse pas vaincre ainsi...

Vainqueur final du Tour de France : Bernard Hinault


 

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