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25 août 1944 : Saint-Étienne "libérée" !

Rassemblement place de l'Hôtel de Ville, 25 août 1944, 5 Fi 10538

Après le départ des troupes allemandes le 19 août 1944, les Stéphanois retrouvent la liberté

Les troupes d’occupation accompagnées de collaborationnistes quittent Saint-Étienne le 19 août pour rejoindre Lyon.
La foule saccage les locaux et les biens de la Légion, de la Milice et des ex-occupants. Un premier détachement de Francs-tireurs et partisans (FTP) arrive en ville le 20 août. Le 21, René Gentgen, adjoint du commandant Jean Marey, et ses hommes les rejoignent. Le 22, le groupe mobile (GMO) Cassino en provenance d’Estivareilles parcourt la ville sous les vivats de la foule. Saint-Étienne fête sa libération le 25 août. Les Forces françaises de l’intérieur (FFI) entrent officiellement dans la ville avec leurs prisonniers et la traversent, acclamées par la foule. Les résistants font une prise d’armes à 16h place de l’Hôtel-de-Ville. Gabriel Calamand, chef du Comité départemental de libération, le commandant Jean Marey, chef des FFI, Théo Vial-Massat, chef des FTP et Henri Muller prononcent chacun un discours. La foule entonne la Marseillaise. Un détachement de parachutistes alliés arrive à Saint-Étienne le 31 août. Le lendemain, la Première division blindée de l’armée française entre dans la ville où elle stationne trois jours avant de partir pour Lyon et continuer les combats.

 

Les combats d'Estivareilles


Depuis début août 1944, la situation des Allemands dans la région du Puy-en-Velay est menacée. Le 15 août, les Alliés débarquent en Provence et remontent rapidement la vallée du Rhône. Les troupes d’occupation stationnées dans le grand quart sud-ouest reçoivent l’ordre de se replier. Le 18 août, deux colonnes allemandes quittent le Puy-en-Velay en direction de Saint-Étienne. Le maquis « Wodli » harcèle les Allemands à Saint-Paulien et à Bellevuela-Montagne sans succès, mais déjà avec de nombreux morts. Les Résistants font alors appel à l’Armée Secrète (AS) pour les épauler. Les colonnes allemandes, composées de 800 soldats, progressent lentement. Au matin du 21 août, elles sont accrochées à Estivareilles. 200 maquisards stoppent la progression des Allemands pourtant lourdement armés. Les combats sont violents, des habitations sont détruites, des civils tués. Le colonel Metger se rend au commandant Marey le 22 août à 6 heures du matin.

 

Retrouvez dans les tranches d'histoire les témoignages d'Élise Laplace, ancienne institutrice, relatant la vie à Saint-Étienne pendant la Seconde Guerre mondiale.

Défilé de maquisards dans la Grand Rue, 25 août 1944, 5 Fi 10559 Allocution du colonel Marey devant l'Hôtel de Ville, 25 août 1944, 5 H 82 ICONO 47 Prise d'armes place de l'Hôtel de Ville présidée par le commandant Marey, 25 août 1944, 5H ICONO 82 (38) Arrivée d'un détachement de la Première division blindée française, 1er septembre 1944, 5 Fi 10562

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